La vie peut nous emmener vers des endroits insoupçonnés mais aussi vers une lignée toute tracée. Elle est faite d'obstacles, d'embuches mais aussi de bons moments. Elle nous confronte à des choix qui vont faire que l'histoire va s'écrire de telle ou telle façon sans pour autant croire en la fatalité.
La vie nous emmène aussi dans le passé, très souvent d'ailleurs. Sans oublier cet inconscient qui nous défini en tant que personne. La vie ce n'est pas seulement la naissance de l'âme, la mise en marche d'un corps. C'est aussi tout ce qui nous entoure, un environnement autant économique que politique ou social. C'est aussi une éducation. Elle est à la fois un éternelle recommencement et un contrepied dans le simple fait qu'on reproduit un vécu ou qu'on va en prendre le sens contraire, que ce soit au niveau de la société en général qu'au niveau plus restreint de la famille.
La vie en elle-même n'a pas de sens, du moins si on n'a aucune croyance en ce qui concerne le paradis. On est là sur terre, sans aucune raison apparente au fond. Dans ce cas, quel sens allons NOUS DONNER à notre vie individuelle ? On n'a pas envie de faire comme tout le monde mais on a besoin de contacts, de points communs avec les individus. C'est le problème de l'individualisme. « Dois-je suivre le mouvement ? » Ionesco a écrit «le mouvement n'existe pas et pourtant on marche».
La vie nous mène à ce qu'on appelle communément des « étapes » à traverser ou non : naissance, éducation, scolarisation, responsabilisation, rencontres, sexualité, adolescence, l'âge adulte, l'amour, la défaite, les études, le métier, le mariage, la reproduction, etc. La vie nous emmènes vers de perpétuels phénomènes. La mort en étant un elle-même, elle n'est pas inerte.
La vie évolue sans cesse.
Elle ne se laisse pas facilement définir, ni ce vers quoi elle tend. Définir cela serait donner une valeur commune pour tous à quelque chose qui nous est propre.
Estelle.
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